La Suisse doit-elle adhérer à l’UE?
En politique européenne, la Suisse règle par voie bilatérale ses relations économiques et politiques avec l’UE. Dans le rapport Europe 2006, le Conseil fédéral est arrivé à la conclusion que
En politique européenne, la Suisse règle par voie bilatérale ses relations économiques et politiques avec l’UE. Dans le rapport Europe 2006, le Conseil fédéral est arrivé à la conclusion que la voie bilatérale était, pour l’instant, la plus appropriée pour garantir au mieux les intérêts de la Suisse envers l’UE. L’option d’une adhésion à l’UE est toutefois maintenue. Que disent les urnes? Rejet par le peuple à 50,3% du projet d’adhésion à l’EEE en décembre 1992; 76,8% de non en mars 2001 à l’initiative «Oui à l’Europe» demandant l’ouverture immédiate de négociations en vue de l’adhésion à l’UE.
En revanche, trois objets ont été acceptés par le peuple: Bilatérales I (67,2%), Schengen/Dublin (54,6%) et extension de la libre circulation des personnes (56%) aux dix nouveaux pays de l’Est membres de l’Union européenne. Quant au dernier objet en date, la reconduction de l’accord sur la libre circulation et son extension à la Bulgarie et à la Roumanie, il a été accepté à une majorité de 59,6% en février 2009.
Les Bilatérales I se composent de sept accords économiques réglant principalement l’ouverture des marchés; avec les neuf accords bilatéraux II, la coopération est étendue à des domaines politiques comme la sécurité, l’asile ou la culture. Reader’s Digest a chargé l’institut de sondage Isopublic de poser à un échantillon représentatif de la population suisse la question suivante: Comment jugez-vous une adhésion de la Suisse à l’Union européenne?
Presqu’une personne sur deux en Suisse est opposée à une adhésion, avec une proportion légèrement supérieure d’Alémaniques. Les femmes en général y sont nettement plus opposées que les hommes. Constat frappant: les moins de 34 ans disent plus nettement non à une adhésion que leurs aînés.
L’UE a les faveurs de 41,8% des Suisses: une majorité (25,3%) souhaiterait néanmoins attendre encore tandis que 16,5% seraient pour une entrée rapide de la Suisse dans le giron de l’UE. Parmi ces derniers, on trouve plus de Romands que d’Alémaniques (25,7% contre 13,5%) et une majorité d’hommes en général. Dans le camp des partisans à une adhésion prochaine, les moins de 34 ans sont particulièrement bien représentés, tout comme c’est le cas pour les adversaires à l’adhésion déjà mentionnés avant.
Les 35-55 ans sont largement favorables à ce que la Suisse entre dans l’UE à une date ultérieure. Comme pour l’adhésion rapide, on constate un clivage marqué entre Alémaniques (28%) et Romands (16,9%).
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