Sur le thème Fusion de communes
Face aux charges de plus en plus lourdes qui leur incombent dans les domaines du social et des infrastructures, les communes sont toujours plus nombreuses à opter pour la fusion. Une consé-quence de
By RDFace aux charges de plus en plus lourdes qui leur incombent dans les domaines du social et des infrastructures, les communes sont toujours plus nombreuses à opter pour la fusion. Une consé-quence de la nouvelle politique régionale mise en place par la Confédération dans le but de stimuler l’activité économique et de favoriser la création de réseaux suprarégionaux.
Beaucoup de cantons prévoient des incitations f inancières pour les projets de fusion. Ils entendent ainsi contribuer à des gains d’ef-ficience dans l’administration et améliorer la compétitivité de leur région. Non sans susciter des résistances, tant l’autonomie politique est un bien inaliénable aux yeux de beaucoup de communes. Certaines d’entre elles, s’étant vu imposer des fusions contre leur gré, se sont opposées. Ce fut le cas d’Ausserbinn, en Valais, qui a contesté la décision du Conseil d’État la forçant à la réunion avec d’autres communes. L’affaire fut portée jusque devant le Tribunal fédéral qui jugea l’opposition non recevable.
En avril de cette année, la Suisse comptait 2588 communes contre encore 2899 en 2000. Un mouvement qui s’est accéléré entre 2008 et 2009 avec la disparition de 79 communes en l’espace d’une année. Par comparaison, ces dernières décennies n’ont vu que peu de fusions de communes puisqu’on n’en a dénombré que 74 entre 1960 et 1990.
Jusqu’ici, c’est le canton de Glaris qui s’est montré le plus radical en la matière: il ne comptera plus que trois communes à partir de début 2011 sur les 25 actuelles. Pour 2011 et 2012, dix fusions sont prévues ou ont été approuvées par le canton concerné et par la Confédération. En outre, 43 demandes portant sur des projets de fusions ont été déposées pour les quatre prochaines années.
Reader’s Digest a voulu savoir ce que les Suissesses et les Suisses en pensaient. Nous avons donc chargé l’institut de sondage d’opinion Isopublic d’interroger un échantillon représentatif de la population et de lui poser la question suivante: Êtes-vous pour ou contre le fusionnement des communes, autrement dit qu’elles soient regroupées? Réponses possibles: très favorable; plutôt favorable; plutôt contre; totalement contre.
Près de deux-tiers (58,3%) des 500 sondés sont favorables à la fusion, bien qu’une majorité ait déclaré n’y être que «plutôt favorable». Parmi les plus chauds partisans, 27,7% sont des hommes et seulement 18,8% des femmes.
Les Romands voient les regroupements de communes d’un œil un peu plus favorable que les Alémaniques. C’est parmi les personnes vivant dans les Alpes et les Préalpes ou dans les petites communes (moins de 2000 habitants) qu’on décompte le plus de partisans des fusions; quant aux opposants, ils résident plutôt dans des localités de 2000 à 10000 habitants. Les couches les plus nanties approuvent les fusions dans une proportion de 66%, un taux qui passe à 49% chez les plus défavorisés.
|
| ||||||
Votre réaction !
| Nom* | |
| Adresse e-mail* | |
| Commentaire* | |


Partager

